Trois panneaux solaires thermiques avec réservoir qui sont installés sur un toit de maison

Comment fonctionne le chauffage solaire thermique ? Guide sur le rendement, les types de capteurs (plans, sous vide) et les solutions d'intégration esthétique (tuiles invisibles).

Trois panneaux solaires thermiques avec réservoir qui sont installés sur un toit de maison

Comment fonctionne le chauffage solaire thermique ? Guide sur le rendement, les types de capteurs (plans, sous vide) et les solutions d'intégration esthétique (tuiles invisibles).

  1. 1. Principe de fonctionnement du chauffage solaire thermique
  2. 2. Types de capteurs solaires thermiques disponibles
  3. 3. Comment se calcule le rendement d’un capteur solaire thermique
  4. 4. Facteurs qui influencent le rendement réel d’une installation
  5. 5. Intégration esthétique du chauffage solaire thermique
  6. 6. Entretien et durabilité des installations solaires thermiques
  7. 7. Conclusion
  8. 8. FAQs

Peu de gens savent que le chauffage solaire thermique peut couvrir jusqu'à 60% des besoins en eau chaude sanitaire dans une maison individuelle. En France, ces installations parviennent à valoriser jusqu'à 55% de l'énergie contenue dans la lumière solaire, transformant un rayonnement gratuit et abondant en chaleur utilisable.

En effet, selon des études allemandes, le rendement annuel des capteurs solaires pour l'eau chaude sanitaire peut atteindre 50%. De plus, le chauffage thermique solaire présente des applications impressionnantes à grande échelle, comme au Danemark où la plus grande centrale solaire thermique mondiale fournit de la chaleur à plus de 40 000 personnes.

Dans cet article, vous découvrirez le fonctionnement détaillé de ces systèmes, les différents types de capteurs disponibles et comment calculer leur rendement réel. Vous apprendrez également comment intégrer esthétiquement ces installations à votre habitat tout en bénéficiant de leurs avantages écologiques et économiques. À la clé : une réduction significative de vos coûts énergétiques grâce à l'utilisation d'une ressource naturelle et renouvelable.

Installation de panneau solaire thermique sur un toit de maison dans la campagne

Principe de fonctionnement du chauffage solaire thermique

Le principe du chauffage solaire thermique repose sur un concept simple mais efficace : convertir le rayonnement solaire en chaleur utilisable. Contrairement aux panneaux photovoltaïques qui produisent de l'électricité, ce système capte directement l'énergie thermique du soleil pour chauffer un fluide, puis transférer cette chaleur vers votre habitation.

Capteurs solaires : rôle et composition

Les capteurs solaires thermiques constituent le cœur du système. Leur fonction première est de capter le rayonnement solaire et de le transformer en chaleur. Cette transformation s'effectue grâce à plusieurs composants essentiels :

  • L'absorbeur : généralement une plaque métallique de couleur noire, en aluminium ou en cuivre, dotée d'une forte conductivité thermique. Son rôle est d'absorber le maximum de rayonnement solaire et de le convertir en chaleur.
  • Le vitrage : une plaque en verre spécial hautement transparent qui permet aux rayons solaires de pénétrer tout en créant un effet de serre qui conserve la chaleur à l'intérieur du capteur.
  • Le réseau de tubes : souvent en cuivre ou en acier inoxydable, ils sont en contact direct avec l'absorbeur et contiennent le fluide caloporteur qui sera chauffé.
  • L'isolation thermique : située sous l'absorbeur, elle limite les pertes de chaleur par la face arrière du capteur.
  • Le cadre : généralement en aluminium, il assure la rigidité de l'ensemble et son étanchéité.

Dans les capteurs plans vitrés le cadre en aluminium est isolé thermiquement et recouvert d'un verre spécial orienté vers le soleil, permettant ainsi à une grande partie de la chaleur rayonnante de pénétrer à l'intérieur.

Circuit caloporteur et échangeur thermique

Le circuit caloporteur joue un rôle fondamental en transportant la chaleur captée vers votre habitation. Ce circuit fermé est composé de :

  • Le fluide caloporteur : généralement un mélange d'eau et d'antigel (glycol) qui résiste au gel hivernal. Ce fluide circule dans les tubes du capteur, s'échauffe au contact de l'absorbeur, puis transporte cette énergie thermique vers l'échangeur.
  • La pompe de circulation (circulateur) : elle met en mouvement le fluide dans le circuit primaire lorsque la température du capteur est supérieure à celle du ballon de stockage.
  • L'échangeur thermique : il permet le transfert de chaleur entre le circuit primaire (fluide caloporteur) et le circuit secondaire (eau sanitaire ou eau de chauffage) sans qu'il y ait mélange des fluides.

Le fonctionnement suit un cycle précis : le fluide caloporteur chauffé dans les capteurs est acheminé vers l'unité de stockage par une pompe. Dans l'échangeur, il libère son énergie thermique, réchauffant ainsi l'eau du ballon avant de retourner, refroidi, vers les capteurs solaires pour un nouveau cycle.

Différence entre chauffage d'appoint et système principal

Un système de chauffage solaire thermique peut fonctionner soit comme système principal, soit comme chauffage d'appoint, selon plusieurs facteurs :

  • Système principal : dans les régions très ensoleillées ou pour les bâtiments à haute efficacité énergétique, le chauffage solaire peut couvrir la majorité des besoins. Pour l'eau chaude sanitaire, en France, 2 à 8 m² de capteurs permettent de produire 40 à 80% des besoins pour une famille.
  • Système d'appoint : durant l'hiver ou les périodes peu ensoleillées, un dispositif complémentaire prend le relais. Ce peut être une résistance électrique intégrée au ballon, une chaudière conventionnelle ou une pompe à chaleur.

Si l'installation solaire thermique est conçue pour fonctionner en appoint au chauffage central, un réservoir tampon d'eau de chauffage sera installé. Celui-ci est chauffé par l'énergie solaire via un échangeur de chaleur. Lorsque cette chaleur s'avère insuffisante pour atteindre les températures requises, une installation de chauffage complémentaire fournit l'énergie supplémentaire nécessaire.

Le principal inconvénient du chauffage solaire reste son rendement variable selon les conditions météorologiques, nécessitant presque toujours un système d'appoint, particulièrement dans les régions moins ensoleillées.

4 capteurs solaires posés sur une table

Types de capteurs solaires thermiques disponibles

Les capteurs solaires thermiques se déclinent en différentes technologies, chacune adaptée à des besoins spécifiques et des conditions climatiques variées. Le choix du type de capteur influence directement l'efficacité de votre installation et sa capacité à répondre à vos besoins énergétiques.

Capteurs plans vitrés : usage domestique courant

Les capteurs plans vitrés représentent la technologie la plus répandue pour les applications domestiques. Leur conception repose sur un principe simple mais efficace : un absorbeur métallique noir capte le rayonnement solaire et le transforme en chaleur, tandis qu'une couverture transparente crée un effet de serre qui piège cette chaleur à l'intérieur du capteur.

La structure typique comprend :

  • Un châssis sous forme de coffre
  • Un vitrage transparent (généralement du verre trempé à faible teneur en fer)
  • Une plaque absorbante métallique avec des canalisations
  • Un isolant thermique pour limiter les déperditions

Ces capteurs atteignent des températures de fonctionnement variant de 40°C à 80°C, ce qui convient parfaitement à la production d'eau chaude sanitaire et au chauffage d'appoint. Leur rendement est optimal dans les régions bien ensoleillées, mais diminue sensiblement lors des périodes de faible ensoleillement.

Par ailleurs, leur robustesse et leur simplicité technique en font une solution fiable et économique pour les installations résidentielles. De plus, leur surface plane permet une intégration discrète en toiture, un atout esthétique non négligeable pour les propriétaires soucieux de l'apparence de leur habitation.

Capteurs à tubes sous vide : performance en hiver

Les capteurs à tubes sous vide se distinguent par leur excellente isolation thermique. Contrairement aux modèles plans, ils sont composés de tubes en verre borosilicaté résistant aux chocs thermiques, à l'intérieur desquels se trouve un vide d'air qui minimise considérablement les pertes de chaleur.

Chaque tube contient :

  • Une double paroi en verre avec un vide entre les deux
  • Un absorbeur métallique qui capte l'énergie solaire
  • Un fluide caloporteur (dans certains modèles, un caloduc)

Ces capteurs peuvent atteindre des températures de fonctionnement de 100°C à 120°C, même par temps froid ou peu ensoleillé. Ainsi, leur rendement reste élevé en hiver ou dans les régions à climat rigoureux, ce qui les rend particulièrement adaptés aux applications nécessitant une production de chaleur constante toute l'année.

En revanche, leur coût initial est généralement 30% à 50% plus élevé que celui des capteurs plans, mais cet investissement peut se justifier par leur performance supérieure dans des conditions climatiques difficiles.

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Capteurs non vitrés : usage spécifique pour piscines

Les capteurs non vitrés, également appelés "moquettes solaires", présentent une structure simplifiée sans vitrage ni isolation. Constitués généralement d'un réseau de tubes en plastique noir (souvent en EPDM), ils absorbent directement le rayonnement solaire.

Leur principal avantage réside dans leur coût très accessible, environ 150€ TTC par m² fournis et posés, ainsi que dans leur facilité d'installation. Cependant, l'absence de vitrage les rend particulièrement sensibles aux conditions extérieures, notamment au vent qui provoque d'importantes pertes thermiques.

Ces capteurs produisent de l'eau à une température relativement basse, environ 20°C, ce qui les rend parfaitement adaptés au chauffage des piscines en période estivale. Néanmoins, ils ne conviennent pas à la production d'eau chaude sanitaire, sauf éventuellement pour un préchauffage dans les grandes installations collectives.

Capteurs à concentration : applications haute température

Les capteurs à concentration utilisent un système optique (réflecteurs, lentilles) pour concentrer le rayonnement solaire sur un absorbeur de taille réduite. Cette technique permet d'atteindre des températures nettement supérieures à celles des autres types de capteurs.

Quatre technologies principales se distinguent :

  • Les capteurs cylindro-paraboliques, avec une concentration de l'ordre de 40
  • Les concentrateurs à lentilles de Fresnel, avec une concentration d'environ 30
  • Les capteurs paraboliques, pouvant atteindre des concentrations de 1000 à 2500
  • Les centrales à tour, avec des concentrations de 200 à 700

Ces systèmes peuvent produire des températures allant de 400°C à 1000°C pour les modèles les plus performants. Par conséquent, ils sont principalement utilisés dans des applications industrielles ou pour la production d'électricité dans les centrales solaires thermodynamiques, et rarement pour des usages domestiques.

En définitive, le choix du type de capteur solaire thermique dépendra de vos besoins spécifiques, des conditions climatiques locales et de votre budget. Pour un conseil personnalisé, n'hésitez pas à consulter un professionnel qualifié qui saura vous orienter vers la solution la plus adaptée à votre situation.

Visuel avec une femme qui se questionne au centre, avec calculatrice, crayon et cahier autour d'elle

Comment se calcule le rendement d’un capteur solaire thermique

Pour évaluer la performance d'un système de chauffage solaire thermique, le rendement des capteurs constitue une donnée fondamentale. Cette valeur vous permet de comparer différentes technologies et d'estimer la production énergétique de votre installation.

Formule de base : n = Q3 / E0

Le rendement d'un capteur solaire thermique se définit par le rapport entre l'énergie utile récupérée (Q3) et l'énergie solaire incidente reçue par le capteur (E0). La formule de base s'écrit ainsi :

η = Q3 / E0

Où :

  • η (eta) représente le rendement du capteur (sans unité)
  • Q3 est la puissance thermique utile récupérée (en watts ou W/m²)
  • E0 est la puissance du rayonnement solaire incident (en W/m²)

En pratique, le rendement n'est jamais de 100%, car plusieurs facteurs limitent la conversion du rayonnement solaire en chaleur utilisable. Parmi ces facteurs figurent les pertes optiques (réflexion, absorption par le vitrage) et les pertes thermiques (conduction, convection, rayonnement).

Rendement optique n0 et coefficients a1, a2 (EN 12975)

Pour caractériser plus précisément le rendement des capteurs, la norme européenne EN 12975 définit une équation plus élaborée qui prend en compte les conditions réelles d'utilisation : η = η0 - a1 × (Tm - Ta) / G - a2 × (Tm - Ta)² / G

Dans cette équation :

  • η0 (eta zéro) est le rendement optique, correspondant au rendement maximal théorique du capteur lorsque la température moyenne du fluide (Tm) est égale à la température ambiante (Ta)
  • a1 est le coefficient de pertes thermiques linéaires (W/m²·K)
  • a2 est le coefficient de pertes thermiques quadratiques (W/m²·K²)
  • G représente l'irradiance solaire (W/m²)
  • Tm est la température moyenne du fluide dans le capteur (°C)
  • Ta est la température ambiante extérieure (°C)

Le rendement optique η0 se situe généralement entre 0,75 et 0,85 pour les capteurs plans vitrés et peut atteindre 0,90 pour les capteurs à tubes sous vide. Quant aux coefficients de pertes thermiques, un capteur plan vitré présente typiquement des valeurs a1 entre 3,0 et 4,5 W/m²·K et a2 entre 0,01 et 0,03 W/m²·K².

Exemple de calcul avec conditions standardisées

Pour illustrer le calcul du rendement, prenons un capteur plan vitré avec les caractéristiques suivantes :

  • Rendement optique η0 = 0,80
  • Coefficient a1 = 3,5 W/m²·K
  • Coefficient a2 = 0,015 W/m²·K²

Dans des conditions standardisées de test :

  • Irradiance solaire G = 1000 W/m²
  • Température ambiante Ta = 20°C

Si la température moyenne du fluide dans le capteur est de 50°C, le rendement se calcule comme suit :

η = 0,80 - 3,5 × (50 - 20) / 1000 - 0,015 × (50 - 20)² / 1000 η = 0,80 - 3,5 × 30 / 1000 - 0,015 × 900 / 1000 η = 0,80 - 0,105 - 0,0135 η = 0,6815 soit environ 68%

Ce résultat signifie que dans ces conditions, 68% du rayonnement solaire incident est converti en chaleur utile. Par ailleurs, vous remarquerez que plus l'écart de température (Tm - Ta) augmente, plus le rendement diminue, ce qui explique pourquoi les systèmes solaires thermiques sont généralement moins efficaces en hiver, lorsque les températures extérieures sont basses.

En définitive, pour maximiser le rendement de votre installation de chauffage solaire thermique, il est crucial de minimiser la différence entre la température du fluide caloporteur et la température ambiante, tout en assurant une température suffisante pour l'usage prévu (eau chaude sanitaire ou chauffage).

Deux artisans qui installent des panneaux solaires sur un support métallique

Facteurs qui influencent le rendement réel d’une installation

Bien que la formule théorique du rendement vous donne une indication précieuse, plusieurs facteurs externes influencent considérablement la performance réelle de votre installation de chauffage solaire thermique. Comprendre ces éléments vous permettra d'optimiser votre système et d'anticiper ses variations de production.

Orientation et inclinaison des capteurs

L'orientation et l'inclinaison des capteurs constituent les premiers facteurs déterminants pour maximiser l'énergie captée. En France métropolitaine, l'orientation idéale est plein sud (azimut 0°). Chaque degré de déviation par rapport au sud entraîne une perte de rendement. Pour l'inclinaison, l'angle optimal dépend de l'utilisation :

  • Production d'eau chaude sanitaire toute l'année : 30 à 45° par rapport à l'horizontale
  • Chauffage d'appoint hivernal : 45 à 60°
  • Chauffage de piscine estival : 10 à 30°

Une déviation de 45° par rapport au sud ou un écart de 15° sur l'inclinaison optimale peut réduire le rendement annuel de 10% à 15%.

Différence de température entre capteur et air ambiant

Plus l'écart entre la température du capteur et celle de l'air ambiant est important, plus les pertes thermiques augmentent. Ce phénomène explique pourquoi le rendement chute considérablement en hiver, malgré un besoin accru en chauffage.

En reprenant l'équation du rendement vue précédemment : η = η0 - a1 × (Tm - Ta) / G - a2 × (Tm - Ta)² / G

Lorsque la température du capteur (Tm) s'élève à 80°C pour alimenter un système de chauffage central par temps froid (Ta = 0°C), l'écart de température de 80°C réduit significativement le rendement, même avec un bon ensoleillement. À l'inverse, pour chauffer une piscine en été avec un capteur à 30°C et une température extérieure de 25°C, l'écart minime de 5°C permet d'atteindre des rendements très élevés.

Variation de l'ensoleillement au fil des saisons

L'irradiance solaire fluctue considérablement selon les saisons, affectant directement la production énergétique de votre installation. En France métropolitaine, l'ensoleillement hivernal représente seulement 20% à 30% de celui disponible en été.

Par ailleurs, cette variation saisonnière s'accompagne d'une modification de la qualité du rayonnement :

  • En été : rayonnement direct prédominant, facilement capté par les installations
  • En hiver : proportion plus importante de rayonnement diffus, notamment dans les régions à climat humide

Ces fluctuations expliquent pourquoi une installation solaire thermique couvre généralement 60% à 70% des besoins annuels en eau chaude sanitaire, mais nécessite presque toujours un système d'appoint en période hivernale.

Angle d'incidence et facteur IAM

Le rendement des capteurs solaires diminue lorsque les rayons du soleil ne frappent pas perpendiculairement leur surface. Ce phénomène est quantifié par le facteur IAM (Incidence Angle Modifier).

À mesure que l'angle d'incidence augmente :

  • Les réflexions sur le vitrage s'intensifient
  • La quantité d'énergie captée diminue
  • L'ombrage interne des composants du capteur s'accroît

Les capteurs à tubes sous vide cylindriques présentent un avantage notable grâce à leur géométrie : ils maintiennent un angle d'incidence favorable même en début et fin de journée, ce qui leur confère une plage de fonctionnement quotidienne plus étendue que les capteurs plans.

En définitive, l'évaluation précise du rendement réel de votre installation de chauffage solaire thermique nécessite de considérer l'ensemble de ces facteurs, ainsi que les spécificités climatiques de votre région et les caractéristiques techniques de vos équipements.

Toit de maison recouvert de tuiles solaires

Intégration esthétique du chauffage solaire thermique

L'aspect visuel du chauffage solaire thermique préoccupe souvent les propriétaires soucieux de préserver l'harmonie architecturale de leur habitat. Actuellement, plusieurs solutions d'intégration permettent de concilier performance énergétique et esthétisme.

Pose en toiture : intégration invisible

La toiture constitue l'emplacement privilégié pour les capteurs solaires thermiques. Les avancées technologiques ont permis le développement de tuiles solaires invisibles, fabriquées entièrement en verre et munies de capteurs. Ces éléments s'intègrent parfaitement dans les toitures traditionnelles, un atout considérable pour les habitations situées dans des zones où l'architecture est réglementée.

Ces tuiles présentent plusieurs avantages notables :

  • Elles font partie intégrante de la toiture et s'harmonisent avec l'architecture existante
  • Elles assurent une fonction isolante et imperméabilisante
  • Leur pose s'effectue de manière identique aux tuiles classiques, par n'importe quel couvreur

Malgré leur coût plus élevé que les modules traditionnels (entre 1000 et 2000 euros le mètre carré pour la fourniture et la pose), ces tuiles solaires offrent une durabilité impressionnante, résistant entre vingt et trente ans aux agressions extérieures.

Installation en façade : contraintes et avantages

L'installation de capteurs en façade constitue une alternative pertinente lorsque la toiture s'avère inadaptée ou lorsque l'espace disponible est limité. Cette configuration, similaire au système de fixation au sol, présente plusieurs bénéfices :

  • Accessibilité facilitée pour l'entretien et la maintenance
  • Possibilité de servir de brise-vue ou de brise-soleil
  • Protection supplémentaire contre les intempéries

Par ailleurs, l'intégration en façade nécessite une attention particulière à l'orientation et à l'absence d'ombrage pour maintenir un rendement optimal. La surface disponible étant généralement plus restreinte qu'en toiture, cette solution pourrait ne pas couvrir l'intégralité des besoins énergétiques d'un foyer.

Capteurs au sol : solution pour les grands terrains

Pour les propriétaires disposant d'un espace extérieur conséquent, l'installation au sol offre une flexibilité maximale. Cette option permet d'orienter parfaitement les capteurs vers le sud avec l'inclinaison idéale, optimisant ainsi leur rendement énergétique.

Néanmoins, cette configuration nécessite une protection contre d'éventuels impacts et limite l'utilisation de l'espace extérieur. Il convient également de vérifier les réglementations locales d'urbanisme avant d'envisager cette solution.

Choix des matériaux : verre extra-clair, couleurs, finitions

Les matériaux utilisés pour les capteurs influencent considérablement leur aspect visuel. Le verre extra-clair, à faible teneur en fer, garantit une transmission lumineuse exceptionnelle tout en éliminant les teintes verdâtres du verre standard.

Les innovations récentes permettent désormais :

  • La suppression du cadre en aluminium au profit de polymères imitant la pierre ou le bois
  • L'impression de motifs sur le verre pour imiter l'ardoise, le zinc ou la brique locale
  • La création de panneaux semi-transparents ou biverre, particulièrement adaptés aux façades

Ces avancées technologiques, bien que plus coûteuses, offrent un compromis idéal entre performance énergétique et esthétique architecturale. En définitive, l'intégration du chauffage thermique solaire peut aujourd'hui s'effectuer de manière harmonieuse, transformant une contrainte technique en véritable élément de design.

Homme qui frotte des panneaux solaires avec un chiffon pour les nettoyer

Entretien et durabilité des installations solaires thermiques

Pour garantir la performance optimale de votre chauffage solaire thermique, un entretien régulier est essentiel. Voici les éléments clés à surveiller pour maintenir votre installation en bon état.

Nettoyage des capteurs : fréquence et méthode

Bien que la pluie assure déjà un certain nettoyage naturel, il est recommandé de laver vos capteurs solaires 1 à 2 fois par an. Pour ce faire, utilisez simplement de l'eau déminéralisée et une éponge douce, de préférence tôt le matin pour éviter les chocs thermiques. Ce nettoyage régulier des panneaux élimine les poussières, feuilles et autres salissures qui peuvent réduire le rendement de l'installation jusqu'à 15%.

Vérification annuelle du fluide caloporteur

L'entretien du fluide caloporteur constitue l'étape la plus importante de la maintenance. Un professionnel doit contrôler annuellement sa qualité en vérifiant :

  • Son pouvoir de protection contre le gel (initialement à -28°C)
  • Son pH (normalement entre 9 et 10)
  • La pression du circuit, qui doit rester stable et ne pas descendre sous 1 bar

Par ailleurs, un remplacement du fluide est généralement nécessaire tous les 5 ans.

Durée de vie moyenne des capteurs : 20 à 25 ans

Selon l'ADEME, les panneaux solaires thermiques ont une durée de vie estimée entre 20 et 30 ans. Cette longévité dépend fortement de la qualité de l'entretien réalisé. Pour les chauffe-eau solaires individuels, la durée de vie moyenne se situe entre 15 et 20 ans, tandis que les systèmes solaires combinés peuvent fonctionner entre 20 et 30 ans.

Texte conclusion écrit sous une feuille de papier bleue déchirée

Conclusion

Au terme de cette analyse approfondie, le chauffage solaire thermique apparaît certainement comme une solution énergétique à la fois écologique et économique pour votre habitat. Grâce à sa capacité à transformer le rayonnement solaire gratuit en chaleur utilisable, ce système peut couvrir jusqu'à 60% de vos besoins en eau chaude sanitaire, réduisant ainsi considérablement votre facture énergétique.

Les différentes technologies de capteurs disponibles vous permettent d'adapter votre installation à vos besoins spécifiques. Ainsi, les capteurs plans vitrés conviennent parfaitement à un usage domestique courant, tandis que les capteurs à tubes sous vide offrent une performance supérieure en hiver. Pour le chauffage de piscine, les capteurs non vitrés représentent une solution économique et efficace.

Le rendement de votre installation dépend néanmoins de plusieurs facteurs essentiels. L'orientation et l'inclinaison optimales des capteurs, généralement plein sud avec un angle de 30 à 45° pour l'eau chaude sanitaire, maximisent l'énergie captée. Par ailleurs, les variations saisonnières de l'ensoleillement et la différence de température entre le capteur et l'air ambiant influencent directement la performance du système.

L'intégration esthétique ne constitue plus un obstacle majeur aujourd'hui. Que ce soit en toiture avec des tuiles solaires invisibles, en façade comme brise-soleil, ou au sol pour une orientation idéale, les solutions actuelles s'adaptent harmonieusement à l'architecture de votre habitation.

Enfin, avec un entretien régulier et approprié, votre installation solaire thermique peut fonctionner efficacement pendant 20 à 25 ans, offrant ainsi un retour sur investissement conséquent. Le nettoyage biannuel des capteurs et la vérification annuelle du fluide caloporteur suffisent généralement à maintenir des performances optimales.

Face aux défis énergétiques actuels, le chauffage solaire thermique représente donc une alternative durable et rentable. Pour valoriser au mieux cette ressource naturelle abondante, n'hésitez pas à consulter un professionnel qualifié qui saura vous conseiller sur la solution la plus adaptée à votre logement et à vos besoins spécifiques.

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FAQs

Q1. Quel est le principe de fonctionnement du chauffage solaire thermique ?

Le chauffage solaire thermique capture l'énergie du soleil via des capteurs qui chauffent un fluide caloporteur. Ce fluide circule ensuite dans un circuit fermé pour transférer sa chaleur à l'eau sanitaire ou au système de chauffage de l'habitation.

Q2. Quels sont les différents types de capteurs solaires thermiques ?

Il existe principalement quatre types : les capteurs plans vitrés pour un usage domestique courant, les capteurs à tubes sous vide performants en hiver, les capteurs non vitrés pour les piscines, et les capteurs à concentration pour les applications haute température.

Q3. Comment calculer le rendement d'un capteur solaire thermique ?

Le rendement se calcule en divisant l'énergie utile récupérée par l'énergie solaire reçue. La formule prend en compte le rendement optique et les coefficients de pertes thermiques, ainsi que la différence entre la température du fluide et la température ambiante.

Q4. Quels facteurs influencent le rendement réel d'une installation solaire thermique ?

Les principaux facteurs sont l'orientation et l'inclinaison des capteurs, la différence de température entre le capteur et l'air ambiant, les variations saisonnières de l'ensoleillement, et l'angle d'incidence des rayons solaires.

Q5. Comment intégrer esthétiquement les capteurs solaires à une habitation ?

Plusieurs options existent : l'intégration en toiture avec des tuiles solaires invisibles, l'installation en façade comme brise-soleil, ou la pose au sol pour les grands terrains. Des matériaux innovants comme le verre extra-clair et des finitions imitant divers matériaux de construction permettent une intégration harmonieuse.

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