En collectant et en stockant l’eau de pluie pour ensuite arroser votre jardin ou laver votre voiture, vous pouvez réduire l’utilisation d’eau potable de votre ménage et ainsi faire du bien à notre planète. Mais pour cela, il faut bien choisir votre récupérateur d’eau. Voici ce qu’il faut savoir à ce sujet.
Pourquoi récupérer l’eau de pluie ?
L’eau douce est l’une des ressources les plus précieuses de notre planète. Pour la préserver, on peut choisir d’utiliser l’eau de pluie au lieu de l’eau potable pour le jardin et certaines tâches ménagères. Ainsi, on réduit la quantité d’eau à puiser dans les nappes phréatiques et à traiter dans le but de la rendre consommable. En moyenne, on peut récupérer 600 litres d’eau de pluie par m2 de toiture, ce qui représente une quantité d’eau économisée non négligeable. En plus, le fait de récupérer l’eau de pluie réduit le ruissellement, responsable de nombreuses inondations.
Autre avantage, l’eau de pluie est une ressource gratuite. En l’utilisant pour l’arrosage, le nettoyage et l’hygiène (par exemple, pour la machine à laver et la chasse d’eau des toilettes), vous pouvez économiser jusqu’à 50 % sur votre facture d’eau annuelle.
Qui plus est, l’eau de pluie est très faiblement minéralisée, non calcaire, elle n’entartre pas les installations et les canalisations du logement. Elle est aussi meilleure pour vos plantes (à l’exception des eaux pluviales des zones côtières qui contiennent beaucoup de sel marin).

Quel récupérateur d’eau choisir ?
Il existe trois types de récupérateurs d’eau de pluie. Le récupérateur d’eau aérien est le moyen de stockage d’eau de pluie le plus simple. Il est surtout utilisé pour subvenir aux besoins liés au jardinage et au nettoyage ponctuel. Sa contenance ne dépasse pas 2000 litres, mais les modèles les plus fréquents se situent entre 200 et 500 litres. Ils sont fabriqués en résine de synthèse (polypropylène, polyéthylène) de différentes couleurs, résistante aux UV, aux chocs et parfois au gel. Ils possèdent un robinet de puisage, en laiton ou en plastique, situé en bas de la cuve. Certains modèles peuvent être très décoratifs (en forme d’amphores, colonnes, vases) et être posés sur un socle qui facilite le soutirage. D’autres, sous forme de réservoirs citernes, sont plus fonctionnels et méritent d’être cachés derrière une haie ou une palissade. Tous les modèles de récupérateurs aériens doivent être vidés en hiver.

Le récupérateur à enterrer est fabriqué dans des matériaux rigides (béton, acier…) et peut contenir jusqu’à 20 000 litres d’eau. La cuve enterrée permet de conserver l’eau à température constante, même en hiver, et ne nécessite pas de vidange. Elle peut fournir de l’eau pour un usage domestique régulier.

Il existe également des réservoirs souples que vous pouvez disposer dans le sous-sol de votre maison ou dans le vide sanitaire. Ces citernes en forme de poches sont fabriquées en tissu polyester enduit et peuvent stocker jusqu’à 500 litres d’eau pluviale. Faciles à installer, ils sont néanmoins peu répandus à cause de leur aspect peu esthétique et une durée de vie limitée (10-15 ans).
Quel que soit le type de récupérateur d'eau de pluie que vous souhaitez installer, vous devrez choisir sa contenance non seulement en fonction de vos besoins, mais aussi de la quantité d’eau récupérable. Celle-ci est conditionnée par la pluviométrie locale, la surface de collecte et le type de votre toiture qui influe sur les pertes (la toiture en pente métallique, par exemple, n’aura pas le même coefficient de perte qu’un toit plat végétalisé).

Installation
Le récupérateur hors-sol est facile à installer. On le pose sur un sol plan et stable, de préférence à l’abri des rayons directs du soleil, à côté d’une descente de gouttière. On le relie à cette descente de gouttière à l’aide d’un collecteur, filtrant de préférence, afin d’intercepter les feuilles et les insectes. Pour filtrer les débris, il est aussi possible de poser une grille sur la gouttière. Si vous souhaitez accroître le volume de stockage, vous pouvez également coupler votre récupérateur d’eau aérien avec un autre à l’aide d’un kit de raccordement et de couplage. Il faut aussi penser à installer un système de trop-plein pour envoyer l’excédent d’eau vers le réseau des eaux usées pour éviter le débordement de la cuve. Un couvercle est également nécessaire pour couvrir la cuve et limiter la prolifération des algues et des moustiques.
L’installation d’un récupérateur enterré est difficile et onéreuse. Il faut notamment creuser une fosse d’enfouissement et des tranchées pour diverses canalisations qui amènent l’eau du toit et la distribuent aux postes de puisage. Si votre terrain est humide, il faudra prévoir un radier en béton au fond de la fosse et sangler la cuve. En cas de sol argileux et imperméable, un système de drainage sera nécessaire pour évacuer l’eau souterraine autour de la cuve. Et dans tous les cas, la cuve enterrée doit aussi être obligatoirement reliée au réseau des eaux usées via une sortie de trop-plein avec un clapet anti retour.

Entretien
Même si vous n’utilisez l’eau de pluie que pour arroser votre potager, mieux vaut garder votre récupérateur propre. Notez que le récupérateur d’eau de pluie aérien est nettement plus sujet à des contaminations car il est constamment exposé aux variations de température qui peuvent favoriser la prolifération des algues. Malgré la présence du filtre, de nombreux débris (feuilles mortes, aiguilles de sapin, insectes et leurs larves) peuvent aussi être amenés dans le récupérateur par le cours d’eau et s’y décomposer.
Notez que le récupérateur d’eau de pluie aérien est nettement plus sujet à des contaminations car il est constamment exposé aux variations de température qui peuvent favoriser la prolifération des algues. Malgré la présence du filtre, de nombreux débris (feuilles mortes, aiguilles de sapin, insectes et leurs larves) peuvent aussi être amenés dans le récupérateur par le cours d’eau et s’y décomposer.Pour éviter que votre eau soit de mauvaise qualité, il est donc impératif de nettoyer votre récupérateur une à deux fois par an. Vous pouvez, par exemple, le nettoyer après l’avoir vidangé pour l’hiver. Pour cela, il faut laver la cuve au jet haute pression, mais aussi débarrasser la gouttière des débris et enfin nettoyer le collecteur filtrant (certains modèles de collecteurs doivent être enlevés de la gouttière).
Pour désinfecter la cuve et lutter contre la prolifération des algues, vous pouvez d’ailleurs y ajouter quelques gouttes d’eau de javel. Et des comprimés sont disponibles dans le commerce pour combattre les moustiques.

Ce qu’il faut retenir
- Pour choisir la contenance de votre récupérateur d’eau, calculez la quantité d’eau que vous pouvez récupérer, en prenant en compte la surface du toit et la pluviométrie locale.
- Il existe trois types de récupérateurs d’eau pluviale : aérien, enterré et souple.
- Pour avoir une eau de qualité, il est nécessaire de nettoyer votre récupérateur au moins une fois par an et d’installer un filtre dans le collecteur ou la gouttière.
La récupération de l’eau de pluie est un moyen d’arroser votre jardin ou de remplir votre chasse d’eau gratuitement. Mais c’est aussi un geste écologique. Alors, soyez malin et responsable !






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