Le mousseur de robinet vous permet de réaliser des économies d’eau sur le long terme. Mais quel est son principe de fonctionnement ? Comment être sûr de choisir le bon modèle ? Comment l’installer ? Quel budget prévoir ? Dans cet article, on vous dit tout ce qu’il faut savoir sur le sujet.
Mousseur de robinet : qu’est-ce que c’est ?
Le mousseur est un accessoire qui se fixe à la sortie des robinets de cuisine ou de salle de bains afin de diminuer le débit d’eau. Il permet de réaliser des économies, de filtrer l’eau et d’éviter les éclaboussures. On l’appelle également aérateur d’eau, réducteur aérateur, régulateur de jet ou économiseur d’eau.
Son fonctionnement repose sur l’effet Venturi : tout fluide subit une dépression (baisse de pression) lorsque sa vitesse d’écoulement augmente ou que son espace d’écoulement diminue. Comment ça marche dans la pratique ? Le mousseur de robinet est composé d’un anneau en élastomère souple, logé dans une bague, qui se contracte lorsque l’eau s’écoule. L’espace d’écoulement est réduit, ce qui provoque un appel d’air et une dépression. Ainsi, la force de distribution de l’eau baisse de 10 à 70 % selon le modèle de mousseur. À la fin du mois, cela peut représenter une économie significative sur la facture d’eau !

Comment choisir son mousseur de robinet ?
Les types de mousseurs
Sur le marché, on trouve différents types de mousseurs de robinet :
- le mousseur économique : il s’agit de la solution la plus classique, qui permet de réaliser d’importantes économies d’eau ;
- le mousseur multi-jets : grâce à une simple rotation du mécanisme, il permet de modifier la puissance du jet ;
- le mousseur auto-nettoyant : il intègre un dispositif qui lutte contre les eaux dures et le tartre, à la manière d’un adoucisseur d’eau ;
- le mousseur LED : il comprend des ampoules LED qui s’allument lors de l’arrivée d’eau. Le jet d’eau se colore en fonction de la température, une sécurité bienvenue si vous avez des enfants ;
- le mousseur orientable : il comprend une petite rotule qui permet de diriger le jet d’eau dans l’évier ;
- le brise-jet : il s’agit d’une alternative au mousseur pour éviter les éclaboussures. Le brise-jet est une sorte de rallonge flexible ou de douchette qui permet d’abaisser le point de sortie de l’eau et d’orienter le jet.
Ces mousseurs peuvent produire plusieurs types de jets. Le jet aéré, le plus courant, mélange l’eau et l’air pour un rendu léger et moussant. Au contraire, le jet laminé ne provoque pas de mousse, mais il diminue les aérosols. Le jet libre canalise le jet d’eau, mais ne régule pas le débit. Enfin, le jet pluie, généralement créé par les brise-jets, exerce une faible pression.

Le raccordement
Votre mousseur doit pouvoir être raccordé à votre robinet mélangeur ou à votre robinet mitigeur thermostatique. Pour cela, vous devez vous référer au pas de vis du bec de robinet. Ce dernier se décline en type M (mâle) ou en type F (femelle). Les tailles sont les suivantes : 16 x 100 mm, 16,5 x 100 mm, 18 x 100 mm, 21,5 x 100 mm, 22 x 100 mm, 24 x 100 mm, 28 x 100 mm.
La réduction de débit
Afin de distinguer les mousseurs en fonction du débit d’eau, la majorité des fabricants utilisent un code couleur spécifique :
- transparent : 8 litres d’eau par minute ;
- vert : 7 L/min ;
- jaune : 6 L/min ;
- rouge : 5 L/min.
La réduction de débit est comprise entre 10 et 70 %. En sachant que la consommation d’eau moyenne d’un Français est de 150 litres par jour et que le litre d’eau coûte approximativement 0,3 centimes d’euros, un limiteur de débit de 50 % permet d’économiser presque 30 € par mois dans un foyer de quatre personnes.

Les normes à connaître
Les mousseurs de robinet doivent respecter la norme française NF EN 246 relative à la robinetterie sanitaire et plus précisément aux régulateurs de jets. Elle fixe les caractéristiques dimensionnelles, acoustiques et hydrauliques de ces équipements. Et cela, qu’ils concernent des robinets mélangeurs, des robinets mitigeurs ou des robinets mitigeurs thermostatiques. Par ailleurs, les caractéristiques des revêtements des mousseurs sont définies par la norme française NF EN 248.
Comment installer un mousseur ?
Pour commencer, il faut savoir qu’un mousseur de robinet peut être posé n’importe où : lavabo, évier, douche, baignoire… De plus, son installation est très simple et rapide. Pas besoin d’être un expert du bricolage, et encore moins de faire appel à un spécialiste de la plomberie ! La plupart du temps, l’aérateur est déjà intégré dans le robinet. Autrement, il vous suffit simplement de retirer la bague qui encercle l’embout du robinet. Profitez-en pour la nettoyer à l’aide de vinaigre blanc. Ensuite, installez le mousseur, le joint d’étanchéité et revissez l’embout. Vous avez terminé !
Le seul point de vigilance concerne les raccords. Vous devez choisir un mousseur adapté au diamètre de sortie de votre robinet.

Quel budget prévoir ?
Sur le marché, on trouve des réducteurs de jets classiques à moins d’un euro, mais également des modèles sophistiqués avec douchette extractible et finition chromée à plus de quarante euros. De manière générale, le prix d’un mousseur de robinet avoisine les dix euros.
Cet investissement est très vite amorti. En effet, un tel équipement peut vous permettre d’économiser plusieurs dizaines d’euros par mois.

Ce qu’il faut retenir
- Le mousseur de robinet sert à limiter le débit d’eau, c’est-à-dire la quantité de litres par minute ;
- Si la première fonction du mousseur est l’économie d’eau, cet équipement permet également de la filtrer et d’éviter les projections ;
- Pour bien choisir son mousseur, on doit tout d’abord veiller au raccord avec le robinet. Ensuite, on veille à ce que l’équipement respecte les normes en vigueur. Enfin, on peut sélectionner le modèle idéal en fonction des options qu’il propose ;
- L’installation d’un mousseur est à la portée de tous. En cinq minutes, c’est réglé !
- Un aérateur coûte généralement autour de 10 €, et cet investissement est très rapidement amorti par les économies sur la facture d’eau.






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