La réalisation des joints est une étape incontournable lors de la pose de carrelage. Cependant, dans certains cas, vous pourrez avoir besoin d’utiliser un joint de fractionnement pour éviter les déformations de votre revêtement de sol. Voici tout ce qu’il faut savoir à leur sujet.
Pourquoi prévoir des joints spécifiques ?
Vous avez trouvé le carrelage au sol de vos rêves : céramique, pierre naturelle, faïence, tomettes, mosaïque, carreau de ciment… Le type de carrelage a son importance : les revêtements de sol en terre-cuite ne sont pas comparables aux carrelages en grès cérame émaillés.
Cependant, certains sols carrelés présentent des contraintes spécifiques, notamment lorsqu’il s’agit d’une grande surface, d’un carrelage intérieur destiné à des pièces humides, d’un plancher chauffant ou d’un carrelage extérieur. En fonction de l’hygrométrie et des conditions climatiques, les matériaux peuvent subir des dilatations ou des rétractions, provoquant des fissurations, des problèmes d’étanchéité ou simplement des défauts esthétiques.
Un carreleur vous conseillera alors la pose de joints structurels.

Les différents joints de carrelage
Le joint de dilatation
Les joints de dilatation évitent que le béton ne se dilate à la suite de variations de température. Ils concernent toute la maçonnerie : chape, enduit, etc.
Comment poser un joint de dilatation ? Posez-le dans l’épaisseur du mortier et du carrelage et étirez-le jusqu’à la chape. Composé d’un matériau compressible, il peut être réalisé à partir d’un joint flexible ou joint souple en mastic silicone, caoutchouc ou élastomère, ou bien d’un profilé de dilatation en laiton ou en alu.
Le joint de fractionnement
Les joints de fractionnement ou joints de retrait servent à absorber les mouvements d’une surface carrelée et à éviter les fissures de la dalle de béton. En divisant la pièce à carreler en plusieurs zones, ils permettent d’éviter la répercussion des mouvements sur les carreaux, et donc les fissurations. Ils peuvent être utilisés pour une pose collée ou un scellement au mortier-colle.
Ils sont réalisés à l’aide de profilés ou de joints souples.
Le joint de périphérie
Les joints périphériques se posent à la jonction du mur et du sol afin d’éviter toute fissuration. Pour réaliser un joint de périphérie, il faut laisser un espacement de 3 à 10 mm entre le carrelage et le mur. On peut le laisser vide, ou bien y poser un profilé ou un mastic élastomère. Le tout pourra être caché à l’aide d’une plinthe ou d’une moulure.
À noter : il existe également des joints de construction ou joints d’arrêt de coulage, qui permettent d’isoler deux bétons d’âges différents, ainsi que des joints de désolidarisation, qui permettent de séparer les dalles des obstacles.
Joint de fractionnement carrelage : comment le poser ?
Pour poser un joint de carrelage de fractionnement, il faut commencer par creuser la rainure sur le support (chapes ou dalles béton). Pour cela, on utilise une meuleuse à disque. Après 28 jours de séchage, le joint creux peut être garni d’un produit spécifique, puis saupoudré de silice et de sable. Vous pouvez alors poser votre dallage !

Ce qu’il faut retenir
- Les variations thermiques et hygrométriques peuvent déformer certains matériaux : la pose de joints spécifiques est alors nécessaire ;
- les joints de fractionnement servent à fractionner les pièces pour éviter toute fissure ;
- il est conseillé de faire appel à des carreleurs professionnels pour un jointoiement irréprochable.






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2 commentaires
Bonjour Jean,
Merci d'avoir lu et commenté notre article de blog. Pour faire suite à votre question, tous les types de mortiers de jointoiement feront l'affaire.
Nous vous invitons également à consulter notre guide sur la pose des joints pour optimiser le rendu final !
Enfin, sachez que vous pouvez toujours prendre rendez-vous auprès d'un conseiller Aubade qui pourra vous donner plus d'explications.
Bien cordialement,
le Service Client Espace Aubade